The Third Man Administrateur

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Posted: Wed 2 Jan - 01:12 Post subject: Franz-Anton Mesmer |
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Mesmer est né le 23 mai 1734 à Iznang près du lac de Constance en Allemagne. Il passe ses premières années en contact étroit avec la nature, fréquente des sourciers et éprouve lui-même l'attirance de l'eau.
Après avoir étudié la philosophie, la théologie et le droit dans des écoles jésuites, il s'inscrit à l'école de médecine de Vienne où il fréquente des cercles d'illuminés qui s'intéressent aux sciences occultes.
C'est dans ce cadre qu'il écrit sa thèse de médecine en 1766: "De Influxu Planetarum in Corpus Humanum" : "De l'influence des planètes sur le corps humain" dans laquelle on retrouve l'influence des théories sur le magnétisme (entre autre du médecin belge Jan Baptist van Helmont "Le traitement magnétique des plaies" - 1621).
En 1773, il entreprend son premier traitement sur la base des idées d'un fluide universel. Pour cela, il utilise les plaques aimantées inventées par le père jésuite Maximilian Hell (1720-1792). A la suite d'une polémique avec Hell sur la paternité de ce procédé, Mesmer insistera sur le fait que le magnétisme animal est distinct du fluide magnétique minéral.
En 1775, Mesmer est amené à donner son avis à l'Académie des Sciences de Munich sur les exorcismes du père Johann Joseph Gassner.
En 1777, il quitte Vienne, suite à un échec thérapeutique avec la musicienne aveugle Maria Theresa von Paradis.
Installé à Paris, il publie, avec le soutien de son disciple Charles Deslon, son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal en 1779 dont voici les thèses principales :
- Un fluide physique subtil emplit l'univers, servant d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, et entre les hommes eux-mêmes
- La maladie résulte d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison revient à restaurer cet équilibre perdu
- Grâce à des techniques, ce fluide est susceptible d'être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, provoquant des "crises" chez les malades pour les guérir
Selon Mesmer, le magnétisme animal est la capacité de tout homme à guérir son prochain grâce à un fluide naturel dont le magnétiseur serait la source, et qu'il diffuserait grâce à des passes, dites "passes mesmériennes", sur tout le corps.
En 1780, l'affluence grandissante des patients qu'il ne peut plus traiter individuellement pousse Mesmer à introduire la méthode de traitement collectif dite "du baquet". C'est notamment lors de ces traitements collectifs que se manifestent des phénomènes contagieux de "crises magnétiques" au cours desquelles les femmes de la meilleure société parisienne perdent leur contrôle, éclatent d'un rire "hystérique", se pâment, sont prises de convulsions...
Un médecin anglais, John Grieve, en visite à Paris en 1784 raconte:
« J’étais dans sa maison l’autre jour, et je fus témoin de sa façon de procéder, au milieu de la pièce est placé un récipient d’un pied et demi de haut environ, et que l’on appelle ici un baquet. Il est si grand que vingt personnes peuvent facilement s’asseoir tout au tour. Le bord du couvercle est percé d’un nombre de trous correspondant au nombre de personnes qui doivent l’entourer. Ces trous reçoivent des tiges de fer, recourbées à angle droit vers l’extérieur disposées à différentes hauteurs de façon à correspondre aux différentes parties du corps auxquelles elles doivent s’appliquer ; outre ces tiges, une corde fait communiquer le baquet avec un des malades, puis de proche en proche avec tous ses compagnons, les effets les plus apparents se manifestent à l’approche de Messmer, lequel dirige le fluide,par certains mouvements de ses mains ou de ses yeux , sans avoir besoin de toucher la personne en question . J’ai parlé avec plusieurs personnes qui ont été témoins de ces effets et chez qui Messmer a provoqué des convulsions puis les a fait cesser d’un simple mouvement de la main »
Mesmer est alors vivement attaqué par la faculté de médecine, principalement à cause du résume qu'il faisait de sa théorie médicale dans un aphorisme: "Il n'y a qu'une maladie, qu'un remède, qu'une guérison", mais il obtient des clients influents et en 1781, il publie son Précis historique des faits relatifs au magnétisme animal.
En 1782, il apprend que son disciple Charles Deslon s'est lui-même constitué une clientèle de magnétisme animal. Mesmer organise alors, avec l'aide de Nicolas Bergasse et Guillaume Kornmann, une souscription pour acheter le "secret de Mesmer". Pour cela, ils créent la Société de l'Harmonie Universelle, qui se révèle être un succès financier conséquent.
En 1784, Louis XVI nomme deux commissions pour étudier la pratique du magnétisme animal, l'une de l'Académie des Sciences, l'autre de la Société royale de Médecine.
Les commissaires, astronome, médecin, chimiste,ambassadeur et botaniste, se fondent sur l'observation du travail de Charles Deslon.
Divers conclusions sont tirées par l'astronome : "L'imagination sans magnétisme produit des convulsions... le magnétisme sans imagination ne produit rien" et "Le traitement magnétique ne peut être que dangereux pour les moeurs"
En revanche, le botaniste déclare que "L'influence physique de l'homme sur l'homme doit être admise".
En 1785, Mesmer quitte la France, reprochant à ses élèves de ne pas avoir gardé son « secret ». Il fera un passage en Angleterre, repassera par Paris, où il saluera Bailly, l'astronome rapporteur de la Commission, quand celui-ci montera sur l'échafaud.
En 1793, il retourne à Vienne, puis s'installe à Frauenfeld en Suisse où il continue ses recherches.
Il publie un deuxième mémoire sur ses découvertes en 1799.
En 1813 il se retire sur les bords du lac de Constance et y meurt le 15 mars 1815.
Mesmer eut quelques disciples qui ne firent pas long feu, parmi eux le marquis de Chastenet de Puységur, découvre la transe somnambulique (l'hypnose comme un "état" plutôt qu'une action extérieure) et l'Abbé de Faria, moine portugais, pose les premiers fondements de l'école de Nancy (prépondérance de la suggestion).
Dossier externe :
Le baquet de Messmer est-il l’ancêtre du divan de Freud ?
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